Nostradamus n'a jamais réellement parlé musique... C'est con, on aurait pu savoir si ça rime encore à quelque chose de chercher chaussure à son pied pendant des heures. De toute façon la destruction créatrice est un concept futile en musique, on fait donc avec se qu'on a durant un temps puis on passe à autre chose qui y ressemble fortement. On fait ça seul chez soi ou avec nos lecteurs tactiles. Seulement, j'ai depuis toujours fait partie d'une meute de loup dont j'étais le seul membre durant mon enfance. Puis j'ai rencontré d'autres gens et je me suis dis que ce n'était pas possible mais qu'ils étaient bien comme moi. Alors nous étions devenus plus nombreux dans cette meute de loup et nous avons rencontré d'autre jeunes loups et des plus vieux. C'est pourquoi j'ai aujourd'hui l'intime conviction que nous pouvons faire édifier juridiquement cette meute de loup et utiliser la loi 1901 pour créer MIILK et crier aux oreilles des autres nos envies et nos jouissances.
Un lundi au soleil, sur El Cajon Boulevard. Soda bar: Magnetix!!!!!
ça sent l'accent français et ça boit des margaritas, on rigole sur leur périple à Tijuana: passage de la frontière a pieds avec instruments et matos, concert dans un rade bien pourri entre dealers, prostitués et punks mexicains (il faut dire que Tijuana n'a rien à envier à New York 77 ou Manchester 80 niveau déperissement social et économique) avant de finir chez leurs hôtes bien trop prudents puisqu'armés jusqu'aux dents (guns + dogs + substances qui rend paranoiaques = grosse nuit blanche)...
Forcément, en territoire americain, c'etait plus calme. quoique. Les Wau y Los Arrrghs réveillent les quelques survivants du WE qui ont fait le détour (plutôt nombreux pour un lundi soir, le soda bar commence sérieusement a mettre tout le monde d'accord, tant mieux). Le chanteur, sorte de crooner british a la sauce mexicaine, se dandine et couine sur une sauce cradingue garage 60's, manque plus que les statues religieuses du magasin de vieilleries mexicaines d'a coté, quelques guirlandes lumineuses, et on s'y croirait, à Tijuana. Le groupe joue d'ailleurs avec l'allusion (ils sont espagnols) et tous les mexicains finissent par acclamer les imposteurs...
PUIS VINT L'ECSTATIQUE. Magnetix. Mort clinique.
clin d'oeil à l'album que vous allez tous acheter si vous voulez pas que je vous botte le cul.
FOUTREMENT rock'n'roll, intolérablement sexy, atrocement crade et jouissif. Sulfurique, ça crame et c'est sincère. Genre ça dissout le vernis cynique que t'as l'habitude de te trimballer chroniquement pour encaisser le quotidien (au choix chiant-stressant-flippant). Ca donne envie de prendre la caisse et d'aller faire un road trip au fin fond des States. Ca donne presque envie de tomber amoureux. Un truc humain, rare, trippant, vivant. C'est putain de rare.
Un type m'a dit en sortant: 'purée, maintenant que j'ai vu ca, je dirai plus jamais que Wavves, il fait de la bonne ziq'
merde, moi qui aime bien Wavves. Mais j'ai bien compris ce qu'il a voulu dire par là....
Il y a les buzz programmés, les inattendus, les buzz à chier, les ratés, et il y a les transmusicales de Rennes qui chaque hiver font la programmation des salles pour 2010. Mais là c'est du lourd chers camarades. Hook and the twin est en court de mutation mainstream. A vrai dire, faire du Dark post-rave energique (pop) devant nos chers journalistes trentenaires risque de leur faire valoir quelques lignes attendrissantes dans nos magazines. Mais puisque ZZflop fait tout mieux que tout le monde et bien vous pourrez en profiter les premiers. Sachez qu'ils sont distribués chez Pure Groove et que les stock de vinyls semblent se vider assez rapidement. En gros, pour faire simple, c'est les Libertines qui ont masturbé les Klaxons... Pour faire simple hein.
Hey les gens! Si on prenait la voiture cet après-midi, entre amis, pour rouler innocemment à travers champs sous le soleil et la chaleur, jusqu'à un petit lac perdu dans la nature ? On pourrait s'y baigner, pique-niquer, et y passer la nuit au coin du feu à parler de tout et n'importe quoi, au son d'une guitare et du chant des criquets, jusqu'au petit matin. On pourrait passer un bon moment et revenir la tête pleine de bons souvenirs de cette superbe journée d'été... Comment ? C'est l'automne ? La rentrée ? L'été est déjà fini ? Ah, j'ai pourtant comme une impression de l'avoir loupé cette année... Tant pis, trop tard pour écouter l'album des Dodos alors... Dommage...
Il parait que la Californie c’est le pays le plus cool du monde. En fait, non. Y’a des types a Edmonton, Canada, qui trippent sur Musclor, Jesus, les coupes mullets et le dragon de l’histoire sans fin. Ces types se déguisent en nounours et jouent une sorte de noisy surf joyeusement dark. Réveillez Joy Division au lait fraise et faites les jouez au bal de promo des monstres de l’espace, ressortez David Hasselhof et vous obtenez Time shit and Crystal Snot…mettez Jesus au skateboard et aux Beach Boys et vous avez Death Sunglasses. Le joyeux foutoir des Wicked Awesomes est aussi communicatif sur scène que sur disque, et même si ils ont cramé mes pompes vintage avec leurs feux d'artifices à leur dernier passage au Soda bar, j'y retourne demain: mieux que le Prozac.
vu que mon patronyme a 2 chromosomes X et les compétences informatiques qui vont avec va falloir cliquer ici
On avait programmer The Horrors pour ouvrir NIN (sbleuah ! c'est pour éviter de mettre mon expression du moment...). Mais vite l'erreur fut réparée et les horreurs ont pu se la jouer solo sur leurs dates américaines vu le succès de leurs chevelures et de leur "couleurs primaires", déjà développé par l'un de mes compères ici même. Bref, la question reste donc ouverte : "Mais qui va donc ouvrir pour The Horrors ?" Et bien, sur une petite partie au moins de la tournée il s'agira de Crocodiles, fervents leader d'un jeune vivier de groupes Los angelessois de garage/new wave/Big Beat/Prout/Dindon/Punk. Citons les Dum Dum Girl, Best Coast ou encore Beaters qui font l'actualité et la tendance en cette rentrée. Alors je me battrai corps et âmes pour qu'ils viennent également casser nos systèmes auditifs. Sinon, quelqu'un d'autre s'en chargera à ma place j'en suis sûr. Et puis pour la chronique des Crocodiles Strasbourgeois on verra une autre fois.
Il existe deux types de chansons qui vous marquent : l'une que l'on va appeler "jacksonesque", c'est à dire un tube pop imparable et international avec un truc en plus, la marque du génie "majorisé"; l'autre est ce qu'on va qualifier d'évocatrice, une chanson qui dégage un décor, une ambiance, qui génère une scène dans votre esprit malade de petit enfant du rock "indé". Je dirais que chacun se fait la sienne selon son expérience et sa sensibilité. Quand je met Standing Between the Lovers of Hell des Warlocks, je vois un grand type famélique qui traîne ses guêtres avec, derrière lui , un désert de suie baignant dans une lumière crépusculaire, avec, devant lui une ville dégueulasse éclairée de néons noirs; apocalypse au Nouveau-Mexique. Rien à dire, ces drogués sont vraiment forts. Tube rock de 2009 pour ceux qui n'ont pas les oreilles pollués par les daubesques merdes poppeuses anglaises ( et américaines dans une moindre mesure ) dont on est abreuvé depuis quelques années, le college rock des puceaux en chandails, tout ça, on leurs vomis notre pus alcoolisé et dégénéré à la gueule parce que nous, et ce depuis Jésus, on aime les trucs qui puent la mort, la déchéance et l'amour, on aime les choses les plus noires qui émergent de Los Angeles, on aime voir les autres être des zombies drogués pour nos servir de belles émotions morbides dont nous, gentils garnements avec un avenir, aimons nous repaîtres pour faire semblant de vivre.
J'aime bien les Warlocks.
The Warlocks - Standing Between the Lovers of Hell
Trouver Health, c'est comme trouver une petite trousse de soin dans Tomb Raider pendant un boss final. Ca soulage quoi. J'ai envie de dire Liars, mais en fait non, c'est expérimental après tout rien ne doit y ressembler. Du coup ca va se propager dans nos playlist pour s'y perdre momentanément... et puis peut être qu'un jour on se laissera surprendre par son petit shuffle dans la rue. Ca fera comme à la première écoute, un quart de santé en plus.