5.10.09

FUCK FESTIVAL


Apprécier un groupe en festival est impossible, surtout lorsqu'on ne le connait pas vraiment. Programmé à la dernière minutes pour se retrouver fondu au milieu de groupes fanfareux et surtout foireux, Cold War Kids m'avait laissé dans mon désarroi le plus profond. Seulement, je suis retomber sur hospital beds par hasard ce matin et je m'en veux depuis. C'est donc décidé, je n'irai en festivité que pour critiquer les groupes que je n'aime pas et pour boire en bonne compagnie. Parce que nous gâcher de tel morceau à cause d'une trop grande scène et d'un public nauséabond devrait être interdit.
Florence and the machine en a d'ailleurs fait une reprise : cadeau et Merci Mlle Eddie !

Cold War Kids - hospital beds






Florence and the machine - cover






PIC /// Lastnightparty

l'amour



L'amour s'est manifesté au Che Cafe vendredi soir. L'amour joue dans les Crocodiles. Ils sont 4 maintenant, la boite à rythme à la poubelle: l'amour a un bassiste et un batteur maintenant. C'est TELLEMENT sexy/graphique/sexy/sonique/sexy/hipster as fuck. Who cares? L'amour est postmoderne.

A voir absolument.

2.10.09

Flou artistique


Pic by me


L’épreuve du deuxième album n’est jamais facile, elle vous ouvre les portes du panthéon de la consécration ou les referme à jamais. Les anglais sont en géneral très fort sur le deuxième album, je pense a Radiohead (the bends), Suede (dog man star), même Placebo (’without you i’m nothing’ est un excellent album même si c’est pas facile de l’admettre au vu de ce qu’ils représentent maintenant)...les anglais ont toujours eu un gros truc avec le deuxième album. Les Horrors ont du avoir pas mal la pression au vu du buzz monumental sur leurs fantastiques coupes de cheveux/chaussures/costumes/gueules, et ont donc pondu un deuxième que je trouve juste fantastique, foutrement inattendu et totalement addictif. Ok c’est postmoderne dans le sens ou ça recycle pas mal de Kraftwerk/My Bloody Valentine/ Jesus & Mary Chain, mais difficile d’inventer un nouveau son aujourd’hui...et clairement, leur premier opus ne sentait pas la revolution musicale, ça sentait juste la classe british/rock’n’roll/poseur/juvenile/sexy. moi ça me suffit.

évidemment j’étais TOTALEMENT excitée à l’idee de les voir a San Diego, à la Casbah, bar concert qu’on pourrait comparer au Zanzibar à Strasbourg (c’est juste un peu plus grand et y’a une super terrasse pour fumer sa clope et boire sa bière TRANQUILLE).

Difficile de remettre en question l’incroyable charisme de leur chanteur, totalement génial, une sorte de mix entre Jarvis Cocker et Lux Interior, entre millième degré anglais et sexy attitude rock’n’roll. Le bassiste n’a fait que poser. Tellement, que ça en devenait fascinant. Guitariste très fort, totalement Robert Smithien, batteur concentré et compétent, et type aux machines qui orchestrait un peu tout le bordel, et c’etait pas facile....le second album étant ultra produit, mix entre electro et noisy indie rock, ils ont voulu faire du Bloody Valentine, ils ont réussi sur disque mais sur scène, c'est encore galère.....

ils ont joué tous les morceaux du dernier opus qui sonnaient exactement PAREILS, a la note près. Un peu comme Interpol...Et pire...Sea within a Sea, très certainement le meilleur morceau, ils ont vraiment chié dans la colle: chant pas bon, ça sonnait faux, c’était d’autant plus frustrant que ce titre est totalement fantastique, ecouté des milliards de fois, je ne m’en lasse JAMAIS.

Il y a eu de l’espoir, de la folie et du merveilleux au rappel quand ils sont revenus sur Gloves et Count in fives (premier album), ils sont redevenus des kids anglais venus à la musique pour le fun, le rock’n’roll et le m’en foutisme. Parce que contrairement à ce qu’on pourrait croire, ils sont vraiment totalement cools en vrai, ça parle facilement, ça rigole et ça se prend pas du tout au sérieux.

J’y crois encore. juste un peu de confiance et ça va exploser, ce bordel.




30.9.09

Morceau de Sucre

Quand Vincent Moon s'occupe de filmer un concert à emporter, le résultat est très souvent fascinant. Mais quand il filme Yo La Tengo dans un parc, entourés d'enfants jouant, criant, ou admirant sagement les musiciens à l'œuvre, c'est encore plus beau.
J'en viens quand même à penser que ce mec fait le plus beau métier du monde...

Yo La tengo - A Take Away Show - Part 1 from La Blogotheque.

(Part 2)

29.9.09

De l'inaudible et de la perfection.

Pics By Justin Nelson

Certains jours tout est clair.
Il arrive qu'on trouve une bonne raison d'apprécier un artiste, une qui ne soit pas liée au Narcisse qui sommeil en nous, au besoin d'être rassuré, réconforté, ou autre.
Qu'est-ce qui fait qu'on puisse réellement dire : ce mec (nana) est bon(ne)......?
Sans doute rien effectivement, ou alors pas grand chose.
Peut-être une idée qui taquine notre objectivité.
Vous me direz "on s'en branle mec".
Alors déjà ayez l'obligeance de vous adresser à moi sur un autre ton et expérimentez.
Commencez par faire d'un album de Lou Reed la première chose que vous entendrez de la journée.
Puis faites tourner quelques Daniel Johnston.

Et essayer de passer votre "chanson la plus écoutées figurant dans vos 25 morceaux les plus écoutés".

Quelle est la différence, si ce n'est la sincérité extrême de ce genre de chanteurs ?

Daniel Johnston - I Had Lost My Mind





GLASS GHOST


Mec ? t'as pas cinq minutes et un point de vue exceptionnel par hasard ?
...
Non, c'est pas grave j'avais juste un truc à te faire écouter...

Glass Ghost - Like a Diamond





Monster Punch


Alors que dix jours avant Noël, les enfants iront se ruer dans les cinémas avec leurs parents (ou peut être l'inverse), pour se plonger dans le monde imaginaire et étrange du très attendu
"Where the Wild Things Are" ("Max et les Maximonstres" en français...), l'attente de certains est en partie comblée puisqu'il est désormais possible d'écouter la bande originale signée Karen O et ses "Kids"(soit entre autres, des membres de Yeah Yeah Yeahs, Liars, The Raconteurs, Deerhunter...) ici.
Le trailer du film nous laissait déjà entendre Wake Up d'Arcade Fire, le fait d'apprendre que la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs se chargerait de la musique s'annonçait d'autant plus intéressant. Au final on a donc 14 chansons mêlant douceur, joie, tristesse, calme et explosions d'énergie, en gros tout ce qu'on peut retrouver dans un film, mais toujours avec ce petit côté "enfantin" donné par le chant de Karen O et des choeurs qui l'accompagnent.
La bande originale s'annoncerait donc fidèle à l'ambiance du film, fantastique et riche en émotions, et même si le trailer m'a un peu fait flipper la première fois, ça donne envie de voir le film, que ce soit pour se redonner le sourire ou pleurer un bon coup...

Karen O and the Kids - All is Love




26.9.09

Dark Night


Tout comme notre cher ami Louis Paul qui nous l'avouais dans l'un de ses premiers post, les transports en commun ont quelque chose de désagréable qui m'amène à les éviter le plus possible. Peut être ce sentiment d'oppression, d'être observé pendant tout le trajet, d'être "évalué" par les gens selon la tenue qu'on porte, sa coupe de cheveux ou même la façon de se tenir. C'est une impression étrange, mêlant une sorte de claustrophobie à une sorte d'agoraphobie, assez inexplicable au final.
Mais il est un transport en commun que j'ai appris à apprécier : le train. Simplement le fait de se retrouver seul dans un compartiment, à écouter de la musique et regarder les paysages changer et s'enchaîner, un peu comme des tableaux dans un musée que l'on visiterait à grande vitesse. Je na parle évidemment pas du TGV Paris-Lille, mais d'un petit train de campagne, assez rapide pour qu'on puisse tout de même discerner un lièvre ou une biche gambader au fond d'un champ. Enfin personnellement, se retrouver seul avec ses pensées, sa musique et l'horizon qui défile me procure comme un semblant de sensation de liberté...
Bref, tout ça pour en venir au fait que j'ai probablement trouvé ce qui pourrait être mon prochain album à écouter le soir, dans le train cet hiver, à savoir l'EP de
Small Black, qui sortira le 13 octobre. Je vous laisse jeter une oreille, ma séance est déjà terminée. Merci docteur, on se dit à la semaine prochaine?

Small Black - Bad Lover






Small Black - Weird Machines






Pic by Jennifer Bahling

LES TEMPS MODERNES


Topless de génie ou provoc récréative, tout le monde a sa propre réponse pour Sexy Sushi. Milieu du set, Edward aux doigts d'argents nous propose du poppers, sur des rugissements d'agonie et du beat 80's. Puis fin saoul dans la plus petite des salles avec l'étonnant groupe Phoenix, euh pardon Fortune. Le reste s'appréciera dans l'asphyxie et les visières de casquettes Raïkonnen, ça tourne à la fête des frustrés d'Ibiza. La planète électro mérite son space Opéra.

Paul - Shine sweet freedom






PIC /// LastNightParty