J"ai dix minutes pour développer mon propos et vous faire groover sur Emil & Friends. Ils ont bouffé du MGMT et du M-J à gogo et risque de faire trembler ma voisine du bas (Lily ?) pendant quelques temps. On est face au dilemme classique d'assumer ou non son penchant pour la musique vendante mais bandante. J'ai la wood alors allez vous faire woir !
On a dés fois besoin d'écouter une chanson qui ne finit jamais. Encore mieux, avec ces voix que quasiment toutes les filles peuvent faire, soupirer dans une reverb sans fonds avec des instruments timides et une ligne de chant qui flotte on ne sait trop où. Idéal pour l'insomnie et les matins sans envies. Allumez vos chauffages mes amis, l'hiver sera rude en musique. Pour poursuivre cf. Even CowGirls Get The Blues
On clame partout que l'époque est pourrie, la France en pleine décadence, relents de choristes et de petit Nicolas : Maréchal nous voilà ! C'est vrai que c'était bien avant, je serais bien aller déssouder de l'algérien ou du viet à 20 ans. C'est avec plaisir que je me serais caser avec la fille du village d'à côté. En attendant, en 1977, un groupe anglais nous sort du pré-post-punk ( c'est dire à quel point ce peuple était en avance ). Qualifier de punk arty ou intello, Wire sort trois albums entré dans la légende du punk intello, l'extrait que je vous propose sort tout droit du génial Pink Flag de 1977. Rien à ajouter.
Des disques dont j’aime l’integralité des chansons, au final, il n’y en a pas beaucoup. J’aurais du écouter du R’N’B, je me dis parfois, parce que j’adore les singles bien catchys/dansants/faciles, et à part quelques exceptions (Radiohead) le trop intellectuel/hipsterement underground me fait chier.
Il y a un disque arrivé sur ma platine il y 2 semaines qui 1) ne l’a toujours pas quittée 2) ne m’a jamais, mais vraiment JAMAIS, donné envie ni d’arréter, ne de rejouer un morceau voire même d’en sélectionner un particulier, tellement je les kiffe tous.
Evidemment ce soir, ma grande douleur fut de CHOISIR les morceaux à mettre en écoute ici.
Aprés MOULTS doutes/reflexions/prises de têtes/regrets, voilà le fruit de mes entrailles:
Kap Bambino - Lezard
Kap Bambino - Acid Eyes
Kap Bambino - 11:38
je rajouterai: j’ai toujours detesté la musique electronique. Et au fond je me demande si Kap Bambino aime vraiment ce genre ce ziq. Moi j’entends Nirvana, Devo, Test Icicles....Et si les vrais punks c’étaient ceux qui passent directement aux machines parce qu’il savent vraiment pas jouer? j’aime bien cette idée.
Est ce que vous aussi avez eu l'honneur quand vous étiez au collège, à la fin de l'année, de pouvoir amener votre album favori en cours de musique pour le faire écouter à votre classe ? J'ai le souvenir qu'à l'écoute de Smash de Offspring, les critiques les plus constructives de la part de certains de mes camarades se limitaient à comparer le groupe à des "fachos" et leur musique au "bruit du diable". Avec l'imagination débordante de tout pré-adolescent, je me plaisais alors à voir un de ces quelconques groupes de punk rock californien débarquer dans le hall du collège, comme dans leurs clips, jouer à fond, déclencher l'hystérie collective et mettre tout le monde d'accord. Le rapport avec No Age ? Aucune idée, je n'étais surement pas assez ouvert à l'époque pour écouter ce genre de groupe. Qu'il soit planant, bruyant, électrique, sourd, mélodique ou chaotique, leur son tout comme leurs albums possèdent toujours cette hétérogénéité, mais tout en sachant garder leur propre identité. Difficile à croire que ces californiens ne soient que deux à offrir tant d'énérgie. Encore un groupe à voir en live avant qu'il ne soit trop tard... Ah et pour en revenir au collège et au cours de musique, je pense que si j'avais une machine à remonter dans le temps, Everybody's Down serait le titre que j'imposerais à mes camarades, histoire de mettre tout le monde d'accord... Et pour ceux qui sont à cheval sur l'actualité, le groupe a sorti un EP de 4 titres (Losing Feeling) ce mardi (le 6) dont est extrait la seconde chanson.
Quelques idées simples, qui ont l'air d'avoir été agencées le plus naturellement possible, sans prétention aucune, presque involontairement.
Et ces idées sont tellement bonnes qu'y ajouter des paroles serait superflu.
Cette chanson me plaît beaucoup, elle est apparue dans ma playlist presque par accident et je ne m'en lasse pas.
J'ai un peu le sentiment en la jouant dans mon baladeur en sortant de chez moi, d'être aussi rassuré qu'avec une vieille paire de bottines aux pieds....(hum), prêt à faire face à tout enculé sur quatre roues qui ne respectera pas la priorité, manquant de m'envoyer me coincer entre un bus et un trottoir.
C'est un peu la chanson idéale pour participer à une émission de survie.
Enfin bref, en l'écoutant attentivement, elle me fait subtilement penser à pas mal de groupes que j'adore, du plus classe au plus honteux.
Il aurait été plus intelligent de poster un sujet sur Telstar Ponies à l'approche des fêtes de Noël, mais je trouve l'actualité musicale un peu fadâsse, donc on va utiliser ma chanson pour les tristes fêtes. Petit groupe écossais formé en 1994 qui pratique une musique gentillement noisy sur certains titres, gentillement poppy sur d'autres, dans un magma sonore digne de Jesus and Mary Chains, My Bloody Valentine ou Sonic Youth. Les mélodies lanscinante, les lentes montées en puissance jusqu'à l'explosion noisy, les voix atmosphériques les ont considéré comme les précurseurs de la scène post-rock écossaise ( le batteur Brendan O'Hare officiera d'ailleurs chez leurs compatriotes de Mogwai ). La chanson extraite n'est pas, dans un sens, représentative de l'album car on y trouve aucune tempête sonore, mais elle s'écouter parfaitement un soir pluvieux, neigeux, brumeux, sur un quai de gare un soir d"hiver, bref par tout temps un peu dégueulasse, une météo écossaise. Evidemment si vous n'êtes pas fan des couleurs des sapins de noël, vous resetrez peut-être de glace devant I still believe in christmas trees, mais venant de l'auto-déclarée "capitale de Noël", elle prend une saveur particulière.
Telstar Ponies - I still believe in Christmas trees
Sortir un très bon album avec The Whitest Boy Alive n'a pas suffit à Erlend Øye cette année. Avec son duo Kings of Convenience il signe Declaration of Dependence. Comment dire ? Prenez une prune dans la fleur de l'âge et laissez la se rouler dans les feuilles mortes. Mais puisqu'on est en fin de journée vous allez lui proposer votre manteau et vous frigorifier en arpentant la ville pour lui présenter les plus beaux endroits à votre bras. Finir cette rencontre autour d'un café à l'aube au milieu des golden gens fraichement lavés pour comprendre qu'elle ne parle que le suédois et qu'elle repart dans la journée. De cette nuit vous faite un album de petites folk song dans votre studio maison que vous allez garder pour vous. J'ai pas mieux.
Aujourd'hui, Paul a cédé à la pression du buzz et des matraquages en tous genres (même de la part de ses contact sur Facebook, c'en était trop!), et s'est alors décidé à écouter l'album des Dead Weather. Cependant, au moment de la première écoute, Paul se questionne :
Sachant que les "supergroupes" ont tendance dans 75% des cas à n'être bons QUE sur le papier ; qu'il n'est plus fan du boulot de Jack White depuis 3 ou 4 années déjà mais que Alison Mosshart lui est assez sympathique depuis la moitié de ce temps ; que les chansons de plus de 240 secondes ont tendance à l'ennuyer, et que les 4/11 ème de cet album font partie de cette tranche, quel est le risque de déception prévisible? De plus, la fraction de l'album écoutée étant à présent de 1/2 (sur 45 minutes) et le taux d'ennui et d'envie de passer à autre chose s'élevant à plus de 75%, (puisque les 3/4 de la galette sont mous non seulement du genou mais aussi du coude et de la bite -celle-ci sauvée par quelques solos (ou soli) ou quelques "sursauts" qui empêchent notre cher ami de s'endormir-) sont des variables s'ajoutant à notre problème.
On peut alors se poser la question : combien de temps l'album des Dead Weather va-t-il rester dans la discothèque de Paul? (donner le résultat en heures)