La même semaine, la même impatience d'en arriver au bout. Les mêmes weekends, la même envie qu'ils ne se finissent jamais. Le même bar, les mêmes consos, les mêmes amis, les mêmes discussions, le même état en rentrant chez soi, les mêmes projets qui tomberont toujours à l'eau de la même façon. Le même réveil difficile, la même journée à faire les mêmes choses pour en arriver au même éternel recommencement. Au final on se plaint souvent de la routine, mais ce qu'il y a de bien avec elle, c'est que les péripéties causées par n'importe quel petit élément perturbateur prennent une toute autre ampleur...
J'avais déjà posté, de manière un peu anodine, un morceau de Wild Nothing. Mais c'est en écoutant ce nouveau titre que je m'aperçois peu à peu que ce Twenty-one years old boy comprend des choses essentielles et sait les employer dans sa musique. Il est membre de Facepaint, mais risque vite de faire son chemin solo. Les influences des Smiths ou des Bloody Valentines sont plus que présentes et ce n'est pas pour nous déplaire. Galvanisons nous l'esprit en imaginant un EP réussit à paraitre pour cet hiver.
L'effet Polanski n'est pas que réservé au monde cinématographique ou politique, les trognons tous mignons de Magic Kids sont également une véritable tentation au péché en matière de musique. Ils se sépareront certainement à la sortie de leur high school mais auront quand même réussi à me frustrer encore plus sur ma jeunesse qui fut pâle et moche, et c'est pas les seuls d'ailleurs. Alors même si tu arrives à faire du surf happy tralalala sans complexe à ton age et bien tu sombreras dans la drogue et t'auras pas ton BAC !
(oui ok on est en automne, mais quand il fait -3°c le matin (et pas 37,2°C ...rrrrhhhoooo elle était bonne celle-là dis donc) alors oui, je parle d'hiver)
Quelle bonheur d'enfiler une grosse et douce VESTE, de ressortir sa douce écharpe, de mettre son casque pour protéger ses noreilles, d'aller à la pharmacie chopper des médocs, pleurer parce qu'on a oublié de racheter des mouchoirs......de se souvenir de la sensation d'un concert en hiver au molodoï.
Pour nous changer les idées, en plus de mettre une chanson de Sky Larkin, soit à peu près Kate Nash dans un groupe d'Indie, j'espère vous faire rire avec cette superbe page du magazine ZUT 3.
Puisque nous sommes encore jeunes et ambitieux, et que notre unique but est de profiter des faiblesses de chacun afin de conquérir le monde, nous nous devons d'être partout. Et puisque nous sommes encore jeunes et ambitieux, et que le dimanche est le jour de la semaine où nous nous remettons de nos frasques, nous restons tout de même devant nos écrans à chercher comment parvenir à notre objectif. C'est pourquoi dimanche, dans un état quasi léthargique, la playlist ZZFlop à été créée sur Deezer, histoire d'être là, pour vous, sur une plateforme de plus... Certains trouveront peut être cela inutile, mais la playlist peut s'avérer intéressante puisque certains morceaux n'étant pas présents dans la base de données, ils ont été remplacés par d'autres (mmh intéressant...). Vous pouvez donc écouter la meilleur playlist du monde en cliquant : ici , ou en vous rendant là : http://www.deezer.com/music/playlist/zzflop-31911684?provider=website ...
Au passage, je poste aussi ces morceaux de These Furrows, des anglais qui viennent de sortir leur EP Masks qui pourrait être à surveiller (ou à se procurer) d'après les extraits écoutables sur leur myspace...
En 1975 sous le soleil californien se forme un trio génialement méconnu qui va se fendre d'un unique EP dévastateur distribué par un label indépendant, réédité en vinyle en 1986 agrémenté de six titres qui se retrouveront sur une compilation du guitariste Jack Lee sortie en 1992, That's totally pop. Ces trois merveilleux objets, et surtout les deux éditions de 1975 et 1986 sont quasiment introuvable ( avis aux amateurs ). Grâce au Web tout puissant nous pouvons redécouvrir ces titres de "pop-puissante", de façon illégale ce qui les rend d'autant plus excitant. Créateurs de ce que l'on appel "power-pop", les trois compères ont continué chacun leurs chemins en solo. On peut sans trop se mouiller les qualifier de Beatles californiens et ce, en seulement neufs chansons. Ils se sont également produits dans une boîte punk en chemise et complet-veston bien avant les petits Jams. C'est peu dire que ces gars ont une classe intemporelle : précurseurs, classieux, éphémères.
Pour vous, je vous offre en streaming ce fameux EP physiquement introuvable, parce que sinon vous ne les entendrez ni ne les verrez nul part. Quelque part je trouve ça mieux.
J"ai dix minutes pour développer mon propos et vous faire groover sur Emil & Friends. Ils ont bouffé du MGMT et du M-J à gogo et risque de faire trembler ma voisine du bas (Lily ?) pendant quelques temps. On est face au dilemme classique d'assumer ou non son penchant pour la musique vendante mais bandante. J'ai la wood alors allez vous faire woir !
On a dés fois besoin d'écouter une chanson qui ne finit jamais. Encore mieux, avec ces voix que quasiment toutes les filles peuvent faire, soupirer dans une reverb sans fonds avec des instruments timides et une ligne de chant qui flotte on ne sait trop où. Idéal pour l'insomnie et les matins sans envies. Allumez vos chauffages mes amis, l'hiver sera rude en musique. Pour poursuivre cf. Even CowGirls Get The Blues
On clame partout que l'époque est pourrie, la France en pleine décadence, relents de choristes et de petit Nicolas : Maréchal nous voilà ! C'est vrai que c'était bien avant, je serais bien aller déssouder de l'algérien ou du viet à 20 ans. C'est avec plaisir que je me serais caser avec la fille du village d'à côté. En attendant, en 1977, un groupe anglais nous sort du pré-post-punk ( c'est dire à quel point ce peuple était en avance ). Qualifier de punk arty ou intello, Wire sort trois albums entré dans la légende du punk intello, l'extrait que je vous propose sort tout droit du génial Pink Flag de 1977. Rien à ajouter.