22.11.09

"Je suis un berlingot"


J'ai fait un rêve.
J'ai rêvé que je prenais l'avion cette nuit. Ca m'arrive bizarrement souvent ces temps-ci... On était une quinzaine dans l'avion, dont l'intérieur ressemblait plutôt à un train, des gens qui n'avaient pas de place dormaient par terre. Au fond de l'avion, quelques amis avaient réservé une salle VIP avec écran géant et Playstation.
Avant le décollage, en voulant placer l'avion sur la piste, le pilote fonça droit dans le mur d'une église, et tout en s'excusant en nous expliquant qu'il était complètement saoul, mit les gaz sur la piste. Tout le monde était terrorisé dans l'avion, pendant que le pilote évitait un cycliste, un mec qui faisait une roue levée en scooter, un troupeau de biches, et défonçait des portails à toute allure. J'ai dit adieu à mes amis et l'avion décolla, en emportant une statue sur le toit d'un bâtiment...
Si quelqu'un peut trouver la signification de ce rêve (surtout de la roue levée en scooter), qu'il me contacte, merci.


Moros Eros - Insane and Speechless






16.11.09

Plug In Plug Out


Après l'ouragan qui a déferlé samedi soir sur l'Avenue des Vosges, tout le monde a besoin d'un peu de calme après la tempête, en attendant que les oreilles ne sifflent plus, que les estomacs digèrent à nouveau normalement, que les têtes et les cerveaux se remettent en place. C'est là qu'entre en jeu le dernier EP de Metric, apparaissant comme une bénédiction des durs lendemains (en tout cas pour ma part). Celui-ci, sorti il y a quelques jours (semaines), reprend cinq morceaux de l'excellent dernier album Fantasies en mode débranché, guitare-piano-voix, oui acoustique quoi.
Merci qui ? Merci Emily...

Metric - Gold Guns Girls







Metric - Twilight Galaxy




14.11.09

Draw by Daniel Johnston

Super connard.
Oui, c'est moi.
J'avais oublié ce morceau à rendre schizophrène, cet hymne de totale décomplexion.
Accroche-moi aux barreaux du radiateur, giffle-moi tant que je refuserai de t'appeler maman......
Ces putains de souris ont réussi à mettre ensemble 3 choses importantes :
- un riff entêtant (oui ce morceau date de 1966, alors non, ils ne l'ont pas volé à John Travolta et Olivia Newton-John)
- un chant Dylanien (là encore, compte tenu des dates.......difficiles de savoir, 65 pour Like a Rolling Stone.....)
- une grosse caisse, des basses et surtout une sorte de ronronnement qui me font vibrer comme The Barbarians avec Moulty (bon, ok, ce point est discutable, mais en les écoutant sur la compile Nuggets, c'est vraiment un point commun entre ces 2 morceaux)

Alors, hopla, en voiture Simone et je t'aime mais j'ai choisis les ténèbres, tape dans tes mains dis ouai, préparez-vous aux douleurs d'avoir un coeur pur et au derniers viols de monsieur prof, voici Mouse - A Public Execution.
Adieu.





12.11.09

60th AVENUE PARTY 2


Le crew ZZflop réitère l'expérience ce samedi et vous, très chers lecteurs, y serez ! Avenue des Vosges hein !
AHOOUUUUUUIIIIOUUUUHHHH !

Jookabox - You cried me






11.11.09

A Gringo Like Me


Je suis là, assis à mon bureau, le regard vide, à fixer mon écran d'ordinateur, sans vraiment savoir quoi faire dessus, comme hypnotisé. Toutes les 30 minutes environ je reprends conscience, m'étire, boit une gorgée dans mon verre de coca qui ne s'est toujours pas vidé en deux heures, je remarque que j'écoute une chanson d'Europe sans même m'en rendre compte (woaw, quel solo de clavier). J'ai le cerveau vide de toute idée, l'estomac vide lui aussi mais tout retourné.
Il fait nuit dans ma chambre, ça non plus je ne m'en étais même pas rendu compte ; j'aurai vu 3 heures de soleil aujourd'hui. J'écris ces dix pauvres lignes en une demi-heure, boit une gorgée de coca, note que j'écoute toujours Europe, comprends qu'en fait j'ai laissé tourner la B.O. de Hot Rod, sans même que personne ne soit venu m'en faire la remarque. Elle est quand même classe cette B.O.

Ennio Morricone - A Gringo Like me






8.11.09

Du bringing it all back home

pics by jonco48

Dimanche.
Retour de tournée.

Petites leçons rapides retenues ces derniers jours, utiles pour tous :

- Demander un à groupe de rock de mettre un torchon sur sa caisse claire ? Autant demander à un musulman de manger du jambon.
- Une suédoise vulgaire, catégorie actrice porno, ressemblera toujours à une actrice porno, qu'elle soit blonde, brune, maquillée, démaquillée, épilée ou pas épilée.
- Ne jamais croire deux gamines qui ont l'air d'avoir 12 ans quand elles vous disent en avoir 18 (surtout quand elles ont dit 19 et 16 dix minutes plus tôt)
- Les bars Suisse prévoient l'amende pour tapage nocturne dans leur budget.

Il y en a pleins d'autres, mais là j'ai surtout envie d'écouter ce morceau et que vous en fassiez de même, parce que malheureusement, et c'est statistiquement confirmé, 99 dimanche sur 100 ressemblent aux autres dimanche.


Tangles - Tingaling




5.11.09

La condition humaine

Pic by Eric Antoine


J'aime bien les hipsters. AU FOND je les aime bien. Les hipsters c'est les 'branchés rock'n'roll underground' des Etats Unis. Ils s'habillent dans les boutiques vintage, mais tu peux arriver au même look si tu vas chez Urban Outfitter (c'est juste moins cool parce que c'est neuf, mais j'adore Urban Outfitter). En gros faut être maigre, rentrer dans le pantalon skinny, avoir des chemises à carreaux, des lunettes fluos ET avoir des bons cheveux, ca c'est très important. Parce que si tu veux porter bien la frange lisse et crados (version Brian Jones pas lavé depuis 5 jours ou Uma Thurman de Pulp Fiction après l'overdose) tu peux oublier si t'as les cheveux de bébés fins et bouclés comme les miens. C'est un des grands malheurs de ma vie. Les hipsters sourient pas trop, j'ai constaté. A Brooklyn, c'est le pire, ils font vraiment la gueule. Si tu te marres la gueule grande ouverte en renversant la moitie de ta bière -comme moi- ou si tu sues comme une baleine parce que tu t'es eclaté pendant le concert -comme moi- bah t'as vraiment l'air con -comme moi-. La communauté hipster est une sorte de secte insondable qui a toujours eu une longueur d'avance sur moi. Quand j'ai commence à aimer Wavves c'était deja totalement Has been, ne parlons pas de Jay Reatard (looser), Oblivians (retraités) ou Black Lips (opportunistes).

J'aimerai donc rehabiliter ici un album des Black lips que j'adore et qui n'a pas vraiment été consideré à sa juste valeur -à mon avis- par nos amis les hipsters: Good bad not evil.
Je dois dire que j'adore aussi le titre de cet opus, un message pour nos amis les hipsters? j'espère.


Black Lips - Good bad not evil







Black Lips - Veni Vidi Vici








Black Lips - Slime & Oxygen










2.11.09

The Da Vincis


8'28 pour une seule chanson c'est long. Certaine personne font des miracles durant ce même temps, que ce soit sur le trône, sous l'eau ou dans un lit. Et puis il y a des phases aussi, du mouvement, on peut passer à la chanson suivante. The Da Vincis me font marrer, c'est mormons, propre, léché et personne ne me dira le contraire : ça glisse.

The Da Vincis - Standing in the line






PICS///nuriendil

1.11.09

Inter-Pôles

Je ne suis probablement pas le mieux placé pour en parler, mais il me paraît évident que lorsqu'on est fan(s) d'un groupe, et qu'on décide de monter un projet musical dans la même veine, l'erreur principale à éviter est de tomber dans le plagiat voir pire, la caricature. La construction d'une identité propre, autant dans l'attitude (et je ne parle pas de "mode"), que dans la création musicale est une étape à ne pas négliger.
Dial M For Murder, duo suédois de "post punk new wave" comme ils se définissent, l'ont compris mais se sont un peu trop focalisés sur leurs idoles, j'ai nommé les new-yorkais Interpol.
Je n'aime pas trop juger les groupes un peu hâtivement, mais là il suffit d'écouter quelques secondes à peine de leur son pour se rendre compte de l'influence du groupe de Paul Banks sur leur musique.
Alors parfois, la trop grande inspiration ou influence peut passer comme une lettre à la poste en sachant se faire oublier et en laissant place au plaisir de l'écoute simple, mais là, dans leur cas, ça va trop loin et on frôle la zone rouge de la caricature, spécialement au niveau du chant. Paul Banks a une voix unique, sombre, grave, mais agréable à écouter et c'est ce qui fait, en grande partie, le charme de son groupe. La voix de Dial M For Murder n'est qu'une (mauvaise) imitation de celle de Julian Plenti-Paul Banks et on sent que le chanteur se force, et ça gâche tout, du début à la fin de l'album.
Je ne parle que du chant, mais la ressemblance plus que flagrante se fait ressentir aussi dans les mélodies et les ambiances, mais bon on va s'arrêter là. Je ne descends pas ce groupe gratuitement, loin de là mon envie, je fais juste part d'un constat et d'un ressenti après la première écoute de leur album, à vous de vous faire un avis, car malgré tout, il y a de bonnes idées, pas forcement désagréables.
C'est dommage, mais bon, peut être que pour le prochain album, ils auront vraiment compris et auront réussi à se trouver une vraie identité...

Dial M For Murder - NYC (Now You Care)









Dial M For Murder - Don't You Think So? I Don't