Quand Vincent Moon s'occupe de filmer un concert à emporter, le résultat est très souvent fascinant. Mais quand il filme Yo La Tengo dans un parc, entourés d'enfants jouant, criant, ou admirant sagement les musiciens à l'œuvre, c'est encore plus beau. J'en viens quand même à penser que ce mec fait le plus beau métier du monde...
Certains jours tout est clair. Il arrive qu'on trouve une bonne raison d'apprécier un artiste, une qui ne soit pas liée au Narcisse qui sommeil en nous, au besoin d'être rassuré, réconforté, ou autre. Qu'est-ce qui fait qu'on puisse réellement dire : ce mec (nana) est bon(ne)......? Sans doute rien effectivement, ou alors pas grand chose. Peut-être une idée qui taquine notre objectivité. Vous me direz "on s'en branle mec". Alors déjà ayez l'obligeance de vous adresser à moi sur un autre ton et expérimentez. Commencez par faire d'un album de Lou Reed la première chose que vous entendrez de la journée. Puis faites tourner quelques Daniel Johnston.
Et essayer de passer votre "chanson la plus écoutées figurant dans vos 25 morceaux les plus écoutés".
Quelle est la différence, si ce n'est la sincérité extrême de ce genre de chanteurs ?
Mec ? t'as pas cinq minutes et un point de vue exceptionnel par hasard ? ... Non, c'est pas grave j'avais juste un truc à te faire écouter... Glass Ghost - Like a Diamond
Alors que dix jours avant Noël, les enfants iront se ruer dans les cinémas avec leurs parents (ou peut être l'inverse), pour se plonger dans le monde imaginaire et étrange du très attendu "Where the Wild Things Are" ("Max et les Maximonstres" en français...), l'attente de certains est en partie comblée puisqu'il est désormais possible d'écouter la bande originale signée Karen O et ses "Kids"(soit entre autres, des membres de Yeah Yeah Yeahs, Liars, The Raconteurs, Deerhunter...) ici. Le trailer du film nous laissait déjà entendre Wake Up d'Arcade Fire, le fait d'apprendre que la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs se chargerait de la musique s'annonçait d'autant plus intéressant. Au final on a donc 14 chansons mêlant douceur, joie, tristesse, calme et explosions d'énergie, en gros tout ce qu'on peut retrouver dans un film, mais toujours avec ce petit côté "enfantin" donné par le chant de Karen O et des choeurs qui l'accompagnent. La bande originale s'annoncerait donc fidèle à l'ambiance du film, fantastique et riche en émotions, et même si le trailer m'a un peu fait flipper la première fois, ça donne envie de voir le film, que ce soit pour se redonner le sourire ou pleurer un bon coup...
Tout comme notre cher ami Louis Paul qui nous l'avouais dans l'un de ses premiers post, les transports en commun ont quelque chose de désagréable qui m'amène à les éviter le plus possible. Peut être ce sentiment d'oppression, d'être observé pendant tout le trajet, d'être "évalué" par les gens selon la tenue qu'on porte, sa coupe de cheveux ou même la façon de se tenir. C'est une impression étrange, mêlant une sorte de claustrophobie à une sorte d'agoraphobie, assez inexplicable au final. Mais il est un transport en commun que j'ai appris à apprécier : le train. Simplement le fait de se retrouver seul dans un compartiment, à écouter de la musique et regarder les paysages changer et s'enchaîner, un peu comme des tableaux dans un musée que l'on visiterait à grande vitesse. Je na parle évidemment pas du TGV Paris-Lille, mais d'un petit train de campagne, assez rapide pour qu'on puisse tout de même discerner un lièvre ou une biche gambader au fond d'un champ. Enfin personnellement, se retrouver seul avec ses pensées, sa musique et l'horizon qui défile me procure comme un semblant de sensation de liberté... Bref, tout ça pour en venir au fait que j'ai probablement trouvé ce qui pourrait être mon prochain album à écouter le soir, dans le train cet hiver, à savoir l'EP de Small Black, qui sortira le 13 octobre. Je vous laisse jeter une oreille, ma séance est déjà terminée. Merci docteur, on se dit à la semaine prochaine?
Topless de génie ou provoc récréative, tout le monde a sa propre réponse pour Sexy Sushi. Milieu du set, Edward aux doigts d'argents nous propose du poppers, sur des rugissements d'agonie et du beat 80's. Puis fin saoul dans la plus petite des salles avec l'étonnant groupe Phoenix, euh pardon Fortune. Le reste s'appréciera dans l'asphyxie et les visières de casquettes Raïkonnen, ça tourne à la fête des frustrés d'Ibiza. La planète électro mérite son space Opéra.
Nostradamus n'a jamais réellement parlé musique... C'est con, on aurait pu savoir si ça rime encore à quelque chose de chercher chaussure à son pied pendant des heures. De toute façon la destruction créatrice est un concept futile en musique, on fait donc avec se qu'on a durant un temps puis on passe à autre chose qui y ressemble fortement. On fait ça seul chez soi ou avec nos lecteurs tactiles. Seulement, j'ai depuis toujours fait partie d'une meute de loup dont j'étais le seul membre durant mon enfance. Puis j'ai rencontré d'autres gens et je me suis dis que ce n'était pas possible mais qu'ils étaient bien comme moi. Alors nous étions devenus plus nombreux dans cette meute de loup et nous avons rencontré d'autre jeunes loups et des plus vieux. C'est pourquoi j'ai aujourd'hui l'intime conviction que nous pouvons faire édifier juridiquement cette meute de loup et utiliser la loi 1901 pour créer MIILK et crier aux oreilles des autres nos envies et nos jouissances.
Un lundi au soleil, sur El Cajon Boulevard. Soda bar: Magnetix!!!!!
ça sent l'accent français et ça boit des margaritas, on rigole sur leur périple à Tijuana: passage de la frontière a pieds avec instruments et matos, concert dans un rade bien pourri entre dealers, prostitués et punks mexicains (il faut dire que Tijuana n'a rien à envier à New York 77 ou Manchester 80 niveau déperissement social et économique) avant de finir chez leurs hôtes bien trop prudents puisqu'armés jusqu'aux dents (guns + dogs + substances qui rend paranoiaques = grosse nuit blanche)...
Forcément, en territoire americain, c'etait plus calme. quoique. Les Wau y Los Arrrghs réveillent les quelques survivants du WE qui ont fait le détour (plutôt nombreux pour un lundi soir, le soda bar commence sérieusement a mettre tout le monde d'accord, tant mieux). Le chanteur, sorte de crooner british a la sauce mexicaine, se dandine et couine sur une sauce cradingue garage 60's, manque plus que les statues religieuses du magasin de vieilleries mexicaines d'a coté, quelques guirlandes lumineuses, et on s'y croirait, à Tijuana. Le groupe joue d'ailleurs avec l'allusion (ils sont espagnols) et tous les mexicains finissent par acclamer les imposteurs...
PUIS VINT L'ECSTATIQUE. Magnetix. Mort clinique.
clin d'oeil à l'album que vous allez tous acheter si vous voulez pas que je vous botte le cul.
FOUTREMENT rock'n'roll, intolérablement sexy, atrocement crade et jouissif. Sulfurique, ça crame et c'est sincère. Genre ça dissout le vernis cynique que t'as l'habitude de te trimballer chroniquement pour encaisser le quotidien (au choix chiant-stressant-flippant). Ca donne envie de prendre la caisse et d'aller faire un road trip au fin fond des States. Ca donne presque envie de tomber amoureux. Un truc humain, rare, trippant, vivant. C'est putain de rare.
Un type m'a dit en sortant: 'purée, maintenant que j'ai vu ca, je dirai plus jamais que Wavves, il fait de la bonne ziq'
merde, moi qui aime bien Wavves. Mais j'ai bien compris ce qu'il a voulu dire par là....
Il y a les buzz programmés, les inattendus, les buzz à chier, les ratés, et il y a les transmusicales de Rennes qui chaque hiver font la programmation des salles pour 2010. Mais là c'est du lourd chers camarades. Hook and the twin est en court de mutation mainstream. A vrai dire, faire du Dark post-rave energique (pop) devant nos chers journalistes trentenaires risque de leur faire valoir quelques lignes attendrissantes dans nos magazines. Mais puisque ZZflop fait tout mieux que tout le monde et bien vous pourrez en profiter les premiers. Sachez qu'ils sont distribués chez Pure Groove et que les stock de vinyls semblent se vider assez rapidement. En gros, pour faire simple, c'est les Libertines qui ont masturbé les Klaxons... Pour faire simple hein.