1.5.10

Il m'importe peu que votre nom soit un concentré d'autres groupes que j'aime.


Julien Vallée - http://www.jvallee.com


Chers lecteurs, qui que vous soyez, vu que mes collègues ne l'ont pas encore fait, je saute sur l'occasion pour poster un des 2 morceaux disponibles sur le net du prochain album de Tokyo Police Club. Ce groupe est une sorte de dénominateur commun pour beaucoup d'entre nous. Il a donc toute sa place sur ce blog, et mon absence de ces derniers temps devrait vous rendre encore plus attentifs.
Elephant Shell et A Lesson in Crime s'avèrent en fait être les 2 albums que j'écoute le plus selon Itunes.
Rien d'anormal au final, je n'arrive pas à me lasser de leurs chansons.
Imaginez mon impatience à l'approche du prochain, Champ.
Par contre si vous voulez les voir jouer, il va falloir vous déplacer, aucun passage en France prévu pour cette tournée.

Tokyo Police Club, i'm all yours.




Tokyo Police Club - Wait Up





2.4.10

C'est quoi la typo, déjà ?


Un cri du coeur foutraque et jouissif, voilà comment on pourrait résumer les Times New Viking. Le trio de Colombus dans l'Ohio en est déjà à sa 4e production depuis 2005 et est signé chez les excellents Matador Records. Leur légende veut qu'ils aient améliorés la qualité de leur enregistrement de 25% grâce à l'utilisation de VHS au lieu d'enregistrement sur cassette audio. Certains arrêterons ici la lecture de ce texte, ne comprenant certainement pas comment on peut trouver une quelconque qualité à un groupe qui enregistre dans de telles conditions. Quel est l'intérêt de la bouillie sonore ? Peu de monde avoue aimer la soupe...
Pour les autres, la minorité endurante, celle dont les oreilles ont été affûtées par les Sonic Youth, les Pavement, les Daniel Johnston, le garage, le rock, les orgasmes répétés de votre soeur quand vous galériez à faire de même, ceux-là entendront les qualités nombreuses de la noise-pop low-fi de Times New Viking, et classeront leurs albums quelque part entre No Age, The New Pornographers et 40 ans d'indie-pop

Times New Viking - Call & Respond




30.3.10

This is War

Titus Andronicus tirent leur nom d'une tragédie de William Shakespeare, et leur dernier album, The Monitor, est une sorte de "concept album" basé sur la Guerre de Sécession. Ils annoncent directement la couleur avec le premier single, A More Perfect Union (cherchez sur Google vous verrez), qui est aussi le premier titre de l'album. Sur le papier certains pourraient alors penser à un groupe pseudo-intelligent barbant. Le chanteur, qui doit être un "admirateur" de Lincoln, en porte d'ailleurs une très belle de barbe...
Mais le groupe n'oublie pas pour autant qu'il fait du rock et conserve son côté un peu bordélique-mais-propre et donne toujours l'envie de boire une bonne bière en l'écoutant, ce qui reste primordial pour un groupe de rock, n'est-il pas ?

A More Perfect Union



Et en cadeau, parce qu'on vous a peu gâté ce mois-ci, un autre titre du nouvel album :

Titus Andronicus - Richard II





19.3.10

Echo, Ecco


J'en suis à la première écoute de l'album de The Morning Benders ("Big Echo") et je me verrais bien assis sous le porche de ma maison à contempler l'océan et la plage, cet album dans les oreilles. Mais pas sous un soleil d'été avec une plage remplie de touristes. Plutôt par un temps de chiotte, ciel gris, petite pluie, plage déserte et par moments, une ou deux petites rafales. Chaque chanson accompagnée du son des vagues qui s'écrasent sur le sable.
C'est bizarre parfois comment le cerveau peut fonctionner à l'écoute d'une chanson ou deux. Ou alors peut-être que je commence un peu trop à virer breton...

The Morning Benders - Stitches






The Morning Benders - Hand Me Downs





Pic by Tom Warren

16.3.10

Reverb' aberration


L'époque est morose, le temps est à la crise, la planète meurt et pourtant, on ne peut s'empêcher de penser à notre prochaine baise, notre prochain achat. Futilités O combien indispensable pour garder la tête hors de l'eau. Paradoxalement, la musique de la première décennie du deuxième millénaire a été la période du revival, et Dieu sait que les années 70 puis 80 ont été récupérées. Il est normal qu'en 2010 on arrive enfin au revival des années 90.
Je vous le concède, c'est effrayant. Néanmoins, le genre shoegaze, qui connait un relatif retour en force depuis quelque temps, a été épargné par les projecteurs. A Place To Bury Strangers, The Pain Of Being Pure At Heart n'apparaissent pas encore dans des campagnes de pub : on peut donc y trouver là le dernier refuge de l'indé-griste.
Sea Dweller fait partie de ces nouveaux groupes shoegaze, totalement influencés par leurs illustres prédécesseurs de My Bloody Valentine ou Slowdive mais possédant un petit plus "pop-épique" voir post-rock, pour obtenir notre reconnaissance. Pourtant l'Italie est plus largement connue pour ses chanteurs à voix que pour ses guitares saturées. Néanmoins, nos trois petits italiens méritent toute notre attention et sans doute peut-on les laisser décemment participer à notre future surdité.

Sea Dweller - She's in ecstasy






1.3.10

DIE! DIE! DIE!

J'ai passé mon après-midi d'hier à rechercher une vidéo, un clip sympa à poster ici, pour finalement ne rien y mettre. J'ai passé des après-midi entiers à tenter d'écrire un post sur le meilleur groupe du monde, sans jamais en être satisfait, et sans oser me lancer.
Et bien aujourd'hui ma patience est récompensée puisque je peux vous offrir un combo des deux, avec cette vidéo du nouveau single de Die! Die! Die!. Les néo-zélandais découverts par notre cher ami Tibo, un certain hiver 2008, et dont les albums sont restés plantés des jours, des semaines, que dis-je, des mois dans nos lecteurs et dans nos oreilles, sont enfin de retour, avec un nouvel album à venir prochainement.
Je vous passe les détails (bio, disco, etc), contentez vous de monter le son à fond et balancez la purée, comme ces trois là savent si bien le faire.

Die! Die! Die! - We Built Our Own Oppressors


26.2.10

THE BUNDLES /// THE SHIMMER /// OWEN PALLETT


The BUNDLES sonnent faux et ont du passer 20 minutes à imaginer cette chanson de pirates. Alors on les emmerde parce que y en a marre que ce garage efficace prolifère, on écoute et puis c'est tout.
THE SHIMMER étaient eux dans le calendrier juste après Foals/Crystal Castle/La Roux et compagnie. C'est du Depeche mode en binôme à la sauce "I like so much Sierge Gainsbourg", un concentré pour dancefloor de skins party.
Enfin, Owen PALLETT, dont l'album est sorti depuis un bon bout de temps, qui me fait de plus en plus halluciner à chaque écoute. Le mariage de la musique "savante" avec la indie attitude n'a jamais été aussi cohérent qu'avec ce Monsieur Final Fantasy.


The Bundles - Pirates declare war







The Shimmer - Lovers void






Owen Pallett - Lewis takes action




23.2.10

Fini les sushis


Comme tous les gens de notre génération, l'électro est bien ancrée dans notre culture musicale : électro-beauf à la Guetta, électro-pseudo-punk à la Bloody Beetroots, électro-all over the world à la Daft Punk, etc... La même règle indie s'applique également à la musique électronique : plus de gens écoutent un artiste, plus c'est détestable( et ce depuis la mort de MJ ).
On a peu d'électro sur ZZflop, même si on a ouvert le blog avec l'excellent titre de 80kidz. Mais le peu qu'on a c'est du label rouge. Amwe fait partie de cette lignée prestigieuse, celle du Doum-Doum vs Boum-Boum. Laissons le Boum-Boum aux teuffers et autres immondices roots ou aux post-classieux en Diesel-Von Dutch, et explorons une alliance d'élégance pop/new wave avec un électro Doum-Doum bon ton.
Amwe est japonaise, est apparue sur Kitsuné vol.8, a fait tout son EP Bangin’ The Drum - sortie en septembre 2009 - comme une grande, bref tout pour attirer notre sympathie hyppie ( copyright ZZflop, mix de hype et d'indie, représenté par des jeunes hommes en master gestion de la culture portant des bottines ainsi que des gilets ). Je vous laisse secouer vos petites têtes pleines de soucis, j'espère qu'un DJ assez classieux vous fera péter ça sur les platines un soir et qui sait, peut-être que vous penserez à nous.

Amwe - Friction Between The Lovers




12.2.10

MAGIC MAN


"La cape ne fait pas le magicien" nous dit le vieux sage du village dans Willow. Seulement à Boston on ne s'emmerde pas avec ça, on reste au chaud et on potasse les albums des "Au revoir Simone". Le problème se pose lorsque l'on se rend compte que deux affreuses boules gigotes entre nos jambes frêles et qu'il nous paraît impossible de pousser la chansonnette comme ces bitch à franges. Ça n'a pourtant pas arrêté ces jeunes gens de bonne famille et tant mieux je vais vous dire. Un bon album de bout en bout qui va sans doute les mettre au devant de quelque chose (on cherche encore quoi), allez y sans scrupule puisqu'il est gratuit là.
Pour ceux qui ne lise pas, vous pourrez toujours vainement chercher Mouahahaa ! (rire de Wizard démoniaque).

Magic Man - Darling